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UNE RENCONTRE CONSTRUCTIVE
Un riche moment d'émotions, de partage et de construction collective lors de la rencontre nationale "BRISONS LE SILENCE".
Face à la souffrance au travail dans la fonction publique, des associations et collectifs se constituent pour lutter contre les violences, les discriminations et le suicide dans la fonction publique.
Derrière chaque association et collectif, ce sont des milliers de victimes, des démarches et procédures en nombre et des bénévoles qui écoutent, accompagnent et agissent. De cet engagement au contact des victimes naissent des compétences, un savoir-faire, des outils, des stratégies.
Partager ces savoirs et savoir-faire, faire un état des lieux de la réalité du terrain ensemble, réfléchir à des stratégies d'action commune, c'est ce que nous espérions construire en réunissant durant un week-end de travail des représentant.e.s des associations nationales et collectifs, mais aussi des lanceuses d'alerte et des victimes.
Un pari réussi, des moments de partage précieux où chacun a appris des uns et des autres, l'échange de ressources et un projet commun d'action, inter fonctions publiques avec lequel nous espérons faire contrepoids ensemble.
Un immense merci à Maître Christelle MAZZA qui nous a accompagné.e.s et éclairé.e.s dans notre réflexion. Quel engagement et quelle humanité !
Parce que nous avons durant ce week-end partagé des moments intenses dans ce groupe de travail nous sommes confiants quant à sa pérennité et sa capacité à agir ensemble dans la durée.
Merci à Daniel Kupferstein, producteur du film "souffrance au travail : on lâche rien" pour ce partage qui nous a beaucoup ému.e.s.


Merci à celles et ceux qui ont fait le déplacement : l'association ANTHEN, l'association Rassemblement contre le harcèlement et les discriminations dans la fonction publique (RCHDFP), le collectif Plus jamais ça tous ensemble pour Jean Willot ! , le collectif Personnels de l'Education nationale victimes de maltraitances, ainsi qu'à toutes les participantes et lanceuses d'alerte dont nous ne citerons pas le nom pour les protéger.
HARCELEMENT ET SUICIDE DES AGENTS : brisons le silence.
Rencontre nationale le 7 et 8 février 2026
En 2019, alors que les anciens dirigeants de France Telecom devaient répondre de leurs actes en justice, nous participions à l'assemblée-débats-témoignages organisée par ASD pro : « Fonction publique : halte à la maltraitance et au déni. Sortons de l’isolement. Les victimes ont la parole. »
Où en est-on aujourd'hui ? Les témoignages reçus par notre association interrogent les dispositifs de protection de la santé et sécurité au travail existants dans l'Education nationale.
D'autres associations spécialisées dans le handicap, l'accompagnement des victimes dans l'Education nationale et la fonction publique font le même constat.
Aussi, le 7 et 8 février prochain, nous organisons une rencontre nationale.
Cette action réunira cinq associations nationales, des collectifs, des victimes, témoins, lanceurs d'alerte, ...
Table-ronde, conférence, diffusion du film 'Souffrance au travail : on lâche rien" et débats ponctueront le week-end. Nous unirons nos voix pour organiser un temps fort d’échanges, de témoignages et de construction collective, accompagné.e.s par Maitre Christelle Mazza.
Buffet froid offert le samedi midi aux participants inscrits. Merci de signaler rapidement tout désistement.


Le 6 novembre les enseignant.e.s étaient appelé.e.s à organiser des actions avec leurs élèves dans le cadre de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire.
PHARE : un programme d'Actions pour lutter contre le harcèlement et l'intimidation à l'école.
Et si on orientait maintenant nos PHARES vers les agents et personnels de l'Education nationale ? L'éclairage est suffisant pour voir les registres et les plateformes de signalements, le dispositif de protection fonctionnelle, ...
Mais si on regarde de plus près, en pleins PHARES, ne distinguerait-on pas les contours d'un programme d'actions contre la révélation du harcèlement ?
A l'aune des appels que nous recevons, nous interrogeons : le déplacement des victimes, le refus d'imputabilité au service des atteintes, l'inversion de la victimisation, les pressions, la difficulté d'accéder à son dossier administratif, à des postes à profil, les refus de protection fonctionnelle...
Dans ces conditions qui continuerait à révéler qu'elle ou il est victime ?
Harcèlement, une organisation systémique du déni ?
Le suicide, un sujet tabou.


Plus de 10 000 voix appelant à rendre visible l'invisible ! Parce que le suicide est un sujet qui reste tabou, nous vous appelions à signer ce manifeste. Merci à ceux qui ont relayé et signé. Espérons maintenant qu'il contribuera à lever le voile sur le suicide et acter la fin d'un silence.

Un nouveau drame


Elle s'appelait Caroline. Broyée par une situation d'atteintes lesbophobes, elle n'a pas trouvé le soutien de l'Institution et s'est donnée la mort. Nous avons mal ce soir et nous pensons à ses proches. Nous alertions Madame le Ministre et plusieurs députés en fin d'année scolaire sur notre inquiétude face aux nombreuses failles observées sur le terrain dans la protection des victimes de harcèlement et au danger qu'encourent les victimes pour leur santé et leur vie.
Nous allons poursuivre notre mobilisation en organisant le 7 et 8 février prochain une journée nationale dans laquelle les victimes auront la parole, en partenariat avec plusieurs associations, professionnel.les, et personnes mobilisées sur la problématique du harcèlement et du suicide dans l'EN. Il est nécessaire de nous rassembler pour agir ensemble, rendre lisibles les failles et être forces de propositions et d'actions à mener. En cette rentrée, prenez soin de vous.
L'association alerte Mme la Ministre






L'association interpelle les députés
Fiches de danger grave et imminent qui n'arrivent pas jusqu'aux registres départementaux, protocoles d'alerte suicide non mis en oeuvre, refus d'imputabilité de tentatives de suicide sur le lieu de travail, situations de harcèlement qui s'étendent sur une décennie malgré plusieurs dizaines de signalements, recommandations du Défenseur des droits non mises en oeuvre, des victimes interpellent le Ministère, en vain. L'association alerte. La situation est grave et met la vie des agents en péril.
Suite à notre courrier aux députés, nous avons reçu un retour le 26/06/2025. Mme Tiphaine Lemoine, collaboratrice parlementaire de Mme Viollette Spillebout, nous indique : "Nous partageons votre préoccupation face à la gravité des situations évoquées. Malheureusement, le droit de tirage de notre groupe parlementaire a déjà été utilisé cette année, et nous ne pourrons pas déposer une nouvelle commission d’enquête à ce stade. Votre courrier sera toutefois conservé et pris en compte dans nos travaux."




Un nouveau guide pour accompagner les victimes
L'association propose un guide qui a le double objectif d'informer sur la violence au travail et de recenser les leviers mobilisables pour faire cesser celle-ci.
Le guide, en recensant les obstacles auxquels des victimes se sont trouvées confrontées dans leurs démarches, permet d'anticiper ceux-ci et de pouvoir les dépasser.
Enfin, il illustre son propos par un exemple concret de harcèlement à grande échelle dans l'Education nationale, comprenant des documents, décisions et jugements rendus pour plusieurs des victimes, à plusieurs années d'intervalle. Cela permet de mieux se représenter les démarches qu'il est possible d'engager, individuellement ou collectivement, ce que l'on peut en attendre et les textes de lois sur lesquels s'appuyer.
Nous vous souhaitons une bonne lecture !
Mail : assossen@gmail.com
